REPRODUCTION CONSEILLEE A-A OU B-B
La dysplasie des hanches .
Comment prévenir l’apparition d’une dysplasie de la hanche chez le chien.
Le contrôle de la reproduction.
Il est tout d’abord fondamental d’éviter la reproduction de chiens atteints de cas de dysplasie pour limiter au maximum la transmission de terrains génétiques prédisposants. Dans la plupart des pays d’Europe ayant organisé une lutte contre la dysplasie de la hanche, un dépistage systématique de la maladie à l’âge d’un an et le retrait des animaux malades de la reproduction a non seulement permis une réduction remarquable de l’incidence de la dysplasie coxo-fémorale mais aussi une réduction de la sévérité de celle-ci.
La dysplasie de la hanche est une maladie malheureusement très répandue chez de nombreux chiens, plus particulièrement chez les moyennes et grandes races. Mais de quoi s’agit-il ? Emboîtée dans la cavité glénoïde du bassin, la tête du fémur y est maintenue par une capsule fibreuse, par les muscles de la zone (fessiers notamment) et par un ligament baptisé « ligament de la tête ». Dans le cas d’une dysplasie de la hanche, ce ligament présente une défaillance, ce qui a pour effet de laisser la tête du fémur se « promener » anormalement dans sa cavité. À terme, ce dysfonctionnement engendre de l’arthrose et une déformation de la cavité glénoïde du bassin.
De par ses conséquences et son origine, cette grave maladie appartient à la catégorie des « vices rédhibitoires » chez le chiot. En tant que telle, elle est censée, au regard de la loi, pouvoir donner lieu au remboursement intégral du chien par l’éleveur. En pratique, il est bien rare d’obtenir réparation, le délai pour entamer les poursuites (1 mois) étant largement inférieur à celui nécessaire pour constater la maladie (12 à 18 mois). Cette affection à caractère héréditaire est extrêmement difficile à éradiquer ; c’est pourquoi il est indispensable d’empêcher les sujets porteurs de se reproduire.