De L'abbaye Des Sources Bleues

De L'abbaye Des Sources Bleues

Berger de Picardie

Petites infos en tout genre sur notre chiot et chien.

                                Pourquoi éduquer son chien ?

Pour
vivre en harmonie avec lui avant tout. Pour lui apprendre ce qu’il a le
droit de faire et ne pas faire tout comme il le ferait au sein d’une
meute de chien. Education ne veut pas dire domination ou humiliation
tout comme être le chef de meute ne veut pas dire se faire craindre de
son chien.


L’éducation du chien est la base même de sa relation avec vous, donc

de
son équilibre et de sa capacité à se sentir bien avec vous. De cela
dépend aussi sa liberté : s’il est bien élevé vous pourrez l’emmener
partout avec vous.


Quand commencer l'éducation de son chien ?



L'éducation commence dès son arrivée à la maison, c'est à dire à 8
semaines. Pas question de se laisser attendrir par la petite boule de
poils qui ne demande qu'à se faire dorloter ! Pour beaucoup de maîtres
cela semble impensable, s'imaginant à tort qu'un chiot de 8 semaines est
incapable d'apprentissage. Or, rien n'est plus faux, votre chien est
capable et doit apprendre dès cet âge. Il ne demande d'ailleurs que cela
: que vous le guidiez pour lui montrer ce qu'il peut ou doit faire.

Ce que le chiot doit apprendre
Outre le fait d'être propre, répondre à votre
appel, exécuter des ordres simples tels que "assis" "debout" "couché"
"derrière", le chiot doit apprendre à connaître sa place dans la
hiérarchie familiale. Pour cela vous devez adopter des codes et des
attitudes simples qu'il comprend. En plus de ces codes, utilisez le
"non" en toute circonstance adéquate et les caresses ou friandises dès
qu'il a bien fait ce que vous attendez de lui.


Quelques règles simples à appliquer


Dans l’éducation d’un chien, il est important que tous les membres de
la famille adoptent les mêmes codes, l’apprentissage n’en sera que plus
facile pour votre compagnon. Votre chien doit reconnaître et accepter
tous les humains avec lesquels il vit, comme guides de vie et ceci grâce
à des comportements cohérents pour lui.
Ne le laissez pas mendier à table. Aucun chien
dominé dans la meute ne viendrait quémander sa part. Outre que cela est
donc contraire à son code de vie, il est évident que de lui donner ce
que nous mangeons n'est pas bon pour lui. Dans une hiérarchie bien
établie, le chien dominé attend son tour patiemment et sans aucun
problème. Donc lors des repas le mieux est d'habituer votre chien à
rester au panier par exemple.



Interdisez lui l'accès à certaines pièces de la maison


Il est important de faire comprendre à votre chien qu'une partie de
votre territoire lui est interdit. Profitez-en par souci d’hygiène, par
lui interdire l’accès aux chambres, aux toilettes et à la salle de
bains. Ceci ne lui enlève rien mais lui apprend à respecter le
territoire des autres.

La décision est prise après une réflexion en famille, tout le monde est d’accord pour accueillir un chiot à la maison.

Il faut donc se mettre d’accord sur la race ou le profil de chien qui peut convenir à la famille.

L’esthétique ne doit pas être le seul critère à
retenir. Il faut aussi se méfier de certains commentaires trouvés dans
des revues spécialisées qui affirment par exemple que telles ou telles
races aiment les enfants. Ce n’est pas la race qui détermine la future
entente avec les enfants mais bien les conditions d’élevage et aussi ses
expériences chez son propriétaire.


Le Comportementaliste peut vous accompagner dans votre projet d’adoption, en vous accompagnant à l’élevage ou au refuge.

L’âge légal de départ du chiot de l’élevage est de 8 semaines. A partir
de ce moment là, il lui reste de 4 à 6 semaines pour s’adapter au mieux
à son environnement tant à l’intérieur de chez lui, qu’à l’extérieur
(exemple : la ville), autant dire que le rôle et l’investissement des
propriétaires est aussi important que celui de l’éleveur.

Il
n’est pas conseillé de prendre un chiot avant ses 7 semaines car un
sevrage précoce pourrait avoir des conséquences sur son développement et
certaines difficultés peuvent survenir quelques semaines plus tard ou à
l’adolescence. Tel que de mauvais autocontrôles par exemple. En effet,
de 3 à 8 semaines, le chiot apprend à contrôler ses mâchoires. Au cours
des bagarres dans la fratrie, si la morsure est trop forte et fait crier
le chiot mordu, la mère, si elle est compétente, vient interrompre
l’interaction et sanctionner si nécessaire.
Il n’est pas non plus
conseillé de prendre un chiot de plus de 3 mois dans un élevage en
milieu calme et sans enrichissements surtout s’il doit habiter en ville
par la suite. L’hypostimulation peut engendrer de grandes difficultés
d’adaptation aux stimulis.
Quelques achats avant l’arrivée du chiot :

Son couchage, quelques jouets adaptés à son
âge et à sa morphologie ne présentant aucun risque d’ingestion, une
gamelle pour l’eau et une autre pour sa ration alimentaire, un container
pour y placer les croquettes (à moins d’une alimentation ménagère), une
laisse et un collier à sa taille, une médaille avec votre numéro de
téléphone ainsi que son tatouage ou une mention indiquant qu’il est
pucé. [Lire liste spéciale chiot]

La voiture sera équipée, soit
d’une caisse de transport, soit d’une grille de séparation pour le
coffre. Toutefois, pour le premier voyage, le chiot prendra place sur
les genoux d’un passager à l’arrière afin de le rassurer.

Les clôtures du jardin seront vérifiées et les petits espaces par lesquels il pourrait tenter de se faufiler seront sécurisés.

En appartement, le balcon sera protégé avec un brise-vue par exemple afin qu’il ne puisse pas passer sa tête et se bloquer.


Demandez conseil auprès de votre vétérinaire afin de prévoir la trousse
à pharmacie, comme par exemple l’indispensable crochet à tiques.La carte de tatouage sera rapidement renvoyée à
la Société centrale canine pour que le fichier enregistre vos
coordonnées cela est crucial en cas de perte de l’animal.


Renseignez vous auprès de votre compagnie d’assurance afin de vérifier
que votre animal est bien inclus dans votre contrat habitation et
responsabilité civile.
Vous aurez planifié dans la semaine de
l’arrivée du chiot un rendez-vous avec le Comportementaliste afin de
pouvoir installer un bon relationnel dès le départ avec votre nouvel
arrivant. Le Comportementaliste pourra répondre à toutes vos
interrogations sur l’apprentissage de la propreté, de la solitude et la
liste est loin d’être exhaustive, il vous accompagnera dans l’évolution
de votre chiot.

Cette démarche vous permettra d’anticiper sur
des problèmes éventuels. Vous aurez établi avec votre animal une très
bonne communication dès ses premiers jours dans votre famille.

Voilà une merveilleuse aventure qui commence sur des bases saines et cohérentes.
Le moment est enfin venu, votre chiot va rentrer avec vous à la maison. Il va vivre son premier voyage en voiture.

C’est sa première grande sortie, mais aussi la séparation avec un
environnement connu et rassurant, et la confrontation avec des personnes
inconnues. Pour l’aider à passer ce moment difficile, mieux vaut
s’installer près de lui dans la voiture à l’arrière.






À l’arrivée à la maison, le chiot a besoin de calme pour explorer son
nouvel environnement, qui doit être parfaitement sécurisé.

Évitez les visites incessantes, attendez quelques jours pour cela.

Vous aurez pris soin de préparer ses affaires et leur emplacement
(gamelle d’eau à disposition, couchage confortable, jouets adaptés).
Vous aurez également veillé à cacher tous les fils dans des protections
et à retirer les plantes qui peuvent être toxiques pour lui. Ne laissez
pas traîner des objets faciles à attraper (télécommande, téléphone
portable, magazine, chaussures dans l’entrée). Ce chiot ne connaît pas
le monde dans lequel il vient d’être propulsé, il vaut mieux ne pas le
tenter et assurer sa sécurité.
Appelez-le très amicalement par son
nom ; c’est la première chose que vous pouvez lui apprendre, en le
félicitant avec des caresses et du verbal.

Il doit pouvoir se reposer dans un lieu calme et confortable, adapté à sa taille.

Respectez son sommeil et apprenez à vos enfants à faire de même, c’est très important pour son développement.

Les chiots aiment dormir au contact des autres, c’est ce qu’il faisait
il y a moins de vingt-quatre heures, accordez-lui un temps d’adaptation,
sans traumatisme : la première nuit, vous pouvez placer son couchage
dans la chambre près de votre lit. Chaque jour, vous l’éloignerez un peu
jusqu’à le placer à l’endroit choisi à l’extérieur de la chambre.



Il semble que l’idéal soit trois repas par jour pour un chiot de huit semaines.


Toutefois, demandez conseil à votre vétérinaire. Une distribution en
libre-service est déconseillée et est difficile à gérer pour
l’apprentissage de la propreté. Laissez le chiot manger seul au calme
pendant dix à quinze minutes

Le chiot aura besoin de quatre à cinq mois pour devenir propre.


C’est le temps dont il a besoin pour apprendre à se retenir, avec des
variations d’un individu à l’autre et selon les conditions d’élevage.

Proposez-lui des sorties dès qu’il se réveille et juste après les
repas. Elles doivent être très fréquentes et dans des endroits propices à
faire – un espace herbeux, par exemple – et non souillés par des
déjections canines. En balade, tant qu’il n’a pas fait ses besoins, ne
jouez pas avec lui, sinon il oubliera de faire et, après l’excitation du
jeu, il s’oubliera en arrivant à la maison.
Ne placez pas de
journaux, de serpillières ou de tapis sur le sol de la maison ; en
procédant ainsi, vous lui apprenez à faire à l’intérieur. Mais s’il lui
arrive de s’oublier devant vous dans la maison, déplacez-le dans le
jardin et félicitez-le dès qu’il a fait.

Pour le sortir, vous devez l’habituer au port du collier. Quelques jours seront nécessaires.


Choisissez un collier léger en tissu ou en cuir souple, évitez les
colliers trop lourds ou en métal. Profitez d’un moment de jeu pour le
lui poser et le lui faire oublier ; laissez-le-lui quelques minutes puis
retirez-le et renouvelez l’opération un peu plus tard.
Lorsque vous
vous absentez, retirez le collier à votre chiot pour éviter un
accident, par exemple une clé de buffet qui se prend dans le collier et
étrangle l’animal.



Afin de continuer le travail de familiarisation et de socialisation de l’éleveur, sortez votre chiot.


Son avenir dépend des bonnes conditions de développement à l’élevage,
mais c’est vous qui prenez le relais et vous devez poursuivre le travail
de l’éleveur.
Ne secouez jamais votre chiot par la peau du cou,
cela peut le traumatiser. Ne lui criez pas dessus, il pourrait devenir
peureux.Un bon départ est primordial.

Pour
vous permettre de partir sur de bonnes bases avec votre chiot, d’éviter
les erreurs et de connaître les comportements que vous devez adopter
face aux agissements de votre animal, l’Educateur canin et
Comportementaliste Spécialiste des Relations homme/animal peut vous
guider dans cette aventure.
N’attendez pas que les problèmes
surviennent, anticipez et faites-vous accompagner dès la première
semaine de présence de votre chiot. Le professionnel pourra repérer la
personnalité de votre chiot, vous guider dans les besoins et anticiper
pour l’avenir.

Une question revient souvent en entretien après l’acquisition d’un chiot.

Puis-je le sortir avant ses derniers vaccins ?


La réponse est Oui ! Il faut poursuivre sa période de socialisation.



La période de socialisation ?


C’est la période la plus importante dans le développement du chiot.
Cette période débute à l’apparition de l’audition (environ au 21 ème
jour) jusqu’à 3 mois. C’est durant ce laps de temps que votre chiot va
apprendre « à connaitre » son environnement.



Il faut
donc l’habituer au milieu qui l’entoure dès son plus jeune âge. C’est
un travail qui normalement doit être initié par l’éleveur en stimulant
le chiot en fonction de son environnement d’adoption, travail qui doit
être poursuivi par le propriétaire.

Ce petit être va ainsi rencontrer des
voitures, entendre la télévision, les bruits de la foule, le bruit du
tram ou encore celui des motos. Votre chiot va ainsi se sensibiliser aux
bruits environnant et constater qu’ils ne sont pas forcément dangereux.
Puis, tout doucement, il va s’y habituer.



Les
risques d’attraper un virus, bactérie ou autre sont minimes
contrairement aux dommages que peuvent faire une hypostimulation durant
cette période.

Petites infos en tout genre à propos du chien et du chiot

                                  Une   hypo stimulation ?

Le risque
d’une hypostimulation ou de « privation sensorielle » se pose lorsque
l’environnement d’élevage est trop pauvre en stimuli et est ainsi en
inadéquation avec l’environnement d’adoption. Votre chiot n’aura pas
forcément « appris » que la télévision, bruits de foule et voitures sont
choses courantes et de ce fait, il sera angoissé (voir terrorisé)
lorsqu’il en rencontrera la première fois.




Par
ailleurs, ce risque est majoré selon les conditions d’élevage. Stimulé
où non, ses capacité d’adaptations peuvent s’en ressentir jusqu’à
souffrir d’angoisses plus ou moins importantes face à son nouvel
environnement d’adoption qui est inconnu pour lui.


Il faut donc le sortir pour qu’il puisse se familiariser au monde extérieur.



Cependant, évitez les lieux trop sales, les trottoirs en pleine ville riches en bactérie par exemple.
Congénères ?


Elément important à ne pas négliger. Essayer de faire rencontrer votre
chiot avec d’autres congénères de tout âge et de toute race afin qu’il
poursuive l’apprentissage des codes de communication canine. Il
apprendra aussi à interagir avec d’autres chiens différents et à devenir
un être sociable.

L’arrivée à la maison

Toute la famille est heureuse de ce nouvel arrivant.

Pensez à lui :
Il quitte l’élevage, ses frères et sœurs et ne vous connaît pas.

Posez le au sol et laissez le découvrir son nouvel univers.


Votre chiot n’est protégé des maladies que 15 jours après le 2ème
rappel de vaccination. (La 1ère a été effectuée par votre éleveur 1
semaine avant de vous remettre le chiot, la seconde sera réalisée par
vos soins 1 mois après, le chiot ne sera protégé que 15 jours après
celle-ci).



Attendez cette date pour le laisser fréquenter d’autres chiens et lieux publics.
Respectez son sommeil.


Les caresses

Pour faire plaisir au
chien, les caresses derrière les oreilles, à la gorge, sous le cou, au
ventre, sur les flancs et les cuisses sont très appréciées.
Passer la main sur le crâne, le cou et le garrot (partie au-dessus de l'épaule) est un geste de dominance.
Un chiot qui veut affirmer son autorité en grondant quand on le caresse doit être réprimandé, sans brusquerie ni violence.

Le chien doit rester à sa place dans la hiérarchie du groupe familial.

La propreté


L'éducation du chiot commence dès sa naissance, avec le sevrage : sa
mère cesse l'allaitement et lui apprend à garder propre son nid.
L'apprentissage de la propreté doit se faire ensuite dans
l'environnement humain.

Sortez-le fréquemment et régulièrement (surtout après les repas) afin d'éviter que votre chiot ne s'oublie n'importe où.


Normalement, un chiot ne souille pas sa couche, à moins qu'il ne soit
malade. La punition n'accélère pas l'apprentissage de la propreté. S'il
s'est égaré, rien ne sert de lui mettre le nez dedans, le chiot ne
comprend pas ce geste.

Armez-vous de patience et s'il persiste à
souiller votre tapis, vous pouvez essayer d'utiliser des vieux journaux
en les disposant de façon à ce qu'il se rapprochent progressivement de
l'extérieur. Veillez à ne pas trop prolonger ce stade de l'apprentissage
car votre chiot pourrait s'imaginer qu'il doit faire ses besoins
exclusivement sur des journaux !

Quand il a enfin compris qu'il
devait se soulager dehors, il faut ensuite lui apprendre à utiliser les
caniveaux et les aires destinées aux chiens. Pour cela, il va falloir
lui faire accepter le port de la laisse.


La laisse
Tout comme la propreté, la
laisse s'apprend le plus rapidement possible, dès le plus jeune âge. Si
le chiot tente de dépasser son maître, ce dernier doit faire demi-tour
afin qu'il ne prenne pas l'habitude de le tracter plus tard. Ne tirez
jamais la laisse et ne le frappez en aucun cas.

La longueur
doit être proportionnelle à la taille du chien : pas trop longue pour
qu'il reste près de son maître. C'est la meilleure habitude à opter. La
laisse à enrouleur n'est pas idéale pour la promenade : le chien prend
la manie de renifler partout et n'en fait qu'à sa tête ! De plus, en
ville cela peut être gênant (passants...) et même dangereux s'il décide
d'aller sur la route, et à la campagne il n'est pas indispensable
d'attacher votre compagnon qui a aussi besoin de gambader et de se
dégourdir les pattes !



Les dégâts

Ne laissez pas votre chiot
trop longtemps seul à la maison : par sa solitude il risquerait de
détériorer votre environnement. Votre absence, courte ou prolongée, lui
pèse énormément.

Au moment de votre départ, votre chiot peut
tenter de vous attendrir par ses gémissements et son regard attristé.
Afin d'éviter ce genre de séparation et la suite des évènements
(aboiements et quatre cents coups dans la maison), essayez de partir en
douce, sans vous préparer devant lui et sans câlins montrant que vous
allez le quitter.

Quelques minutes suffisent à changer son
comportement : le chien n'a pas la notion du temps, et que vous partiez
un quart d'heure ou trois heures, son attitude sera identique.
Quittez-le d'un air détaché comme si de rien n'était, de façon à ce
qu'il ne se rende compte de rien.

Le silence renforçant la
solitude, vous pouvez laisser un bruit de fond (musique, télévision...)
qui mettra de l'ambiance pendant votre absence.

Il est inutile de punir votre chiot pour une
faute qu'il a commise durant votre absence. Il ne fera pas la relation
entre la punition et la faute à cause du temps écoulé, mais associera la
réprimande au retour du maître.



L'air honteux dans
son regard, comme pour se faire pardonner, n'est en réalité qu'un acte
de soumission. Mieux vaut adopter une attitude positive et rentrer de
bonne humeur sans chercher des yeux d'éventuels dégâts : le maître doit
être celui par qui arrivent le bien-être et la sécurité.

Soyez
tolérants et pensez qu'un chien n'a pas la même notion des valeurs qu'un
humain. Le plus raisonnable est d'enlever tous les objets précieux se
trouvant à sa portée.



L’appel

L'appel de son nom doit
correspondre à un ordre sympathique. Si le chien est de race, un prénom
officiel apparaît sur son certificat de naissance. Un nom de chien doit
être court (deux syllabes maximum) et "claquer", sonner sec. Evitez un
nom trop compliqué ou ridicule, pensez que vous devrez l'appeler en
public !

Invitez votre chiot à venir vers vous dans l'intention
d'obéir. Inutile de crier, le chien a une ouïe très fine. Pour attirer
son attention, son nom doit suffire : rien ne sert de lui faire un
discours qu'il ne comprendrait pas.

Choisissez plutôt les
moments où il est disponible pour le familiariser avec ce mot. Evitez de
lui donner un ordre lorsqu'il joue ou bien sûr quand il mange. Les
capacités d'attention d'un chiot sont limitées, aussi ne l'appelez pas
100 fois par jour.

Vous pouvez commencer par associer l'appel
avec la distribution de nourriture. Le repas est le meilleur moment pour
le voir rappliquer !
Utilisez aussi les moments où il se retrouve
tout seul : lorsqu'il est absorbé à jouer et que tout à coup il se rend
compte qu'il n'y a plus personne autour de lui, remarquez combien il
s'affole et rejoint en vitesse ses compagnons de jeu ou d'autres
personnes présentes dans le coin. Les chiots sont très sociables, ils
détestent la solitude. C'est pourquoi ils nécessitent d'autant plus
d'attention !

Le chien est réceptif au langage gestuel : il est sensible à toute indication venant du corps, même aux expressions du regard.


Lorsque vous attirez son attention, accompagnez l'ordre de son nom. Un
chien réagit d'avantage à l'intonation qu'aux mots, bien qu'il ait la
capacité d'acquérir petit à petit du vocabulaire :
"assis" : les premières fois, montrez-lui en
même temps l'attitude corporelle correspondant au mot. Non pas en vous
asseyant en démonstration sur l'arrière-train , mais en lui appuyant sur
le bas des reins en maintenant de l'autre main sa tête en hauteur afin
qu'il comprenne. Lorsqu'il est assis, félicitez-le en mentionnant son
nom et dites "c'est bien!", ou "brave toutou!" par exemple, et
caressez-le : la main de son maître est la meilleure communication, et
une caresse est la plus douce récompense.



"couché" :
utilisez la même technique. Cette fois, retirez ses pattes-avant en
l'asseyant pour obtenir la bonne posture. Profitez des instants où il se
couche naturellement pour lui dire l'ordre correspondant afin qu'il
assimile rapidement le lien entre le mot "couché" et l'attitude
corporelle correspondante. N'oubliez pas de le féliciter et le
récompenser, tout en l'appelant par son nom.
"non" : correspond à une interdiction, il doit être catégorique et prononcé d'une voix ferme.

Le jeu et l’activité

Les chiots
adorent mordiller ou mâchouiller tout ce qui leur passe sous la truffe.
Il faut lui apprendre à ne pas toucher à tout. Achetez-lui ses propres
jouets (os, balles en caoutchouc...) de taille suffisamment grosse afin
qu'il ne s'étrangle pas en les avalant.



Le chien est
très actif, et il doit se dépenser quotidiennement pour être heureux.
Ses promenades ne doivent pas se limiter à de simples sorties pipi
rapides. Vous pouvez marcher des heures avec votre chien, vous
remarquerez qu'il a toujours quelques gouttes en réserve à expédier au
pied d'un arbre ou sur une touffe d'herbe! Ne vous contentez donc pas du
premier filet urinaire pour rentrer! Donnez-lui le temps d'apprécier
ses promenades, et sortez-le plusieurs fois dans la journée.

Un chien a besoin d'une réelle activité physique.

Il aime également se trouver associé aux sorties de ses maîtres (prendre la voiture, faire les courses,etc...).



Vermifugation du chiot

Elle est nécessaire pour la santé du chiot.

Chiot de moins de 6 mois : vermifuger tous les mois
Chiot de 6 mois à 1 an : vermifuger tous les 2 mois
A l’age adulte : vermifuger 2 fois par an : printemps et automne par exemple ou au moment des chaleurs pour les femelles.


Préférez un vermifuge liquide (dolthène par exemple)



Alimentation

Jusqu’à l’age de 5 mois votre chiot à besoin de 2 repas par jour ; puis un seul repas.

Préférez une alimentation en croquettes (PROPLAN PUPPY par exemple) non réhydratés mais avec de l’eau à côté à volonté
Nous vous déconseillons de changer de marques d’aliments.


Si toutefois vous souhaitez le faire, assurez vous que sa composition
soit bien équilibrée essentielle pour une bonne croissance (préférez des
croquettes de Marque). Accommodez le petit à petit en vous assurant une
période de transition pendant laquelle vous mélangerez les deux marques
afin d’éviter toute diarrhée due au changement d’alimentation.


Ne jamais donner de sucre, de bonbon, de glace, de chocolat… ces
aliments n’apportent rien à votre chiot et le ferait grossir
inutilement.

Comme friandise, préférer une portion de fromage,
de gruyère ou de « gâteaux » pour chiens. Attention toutefois de ne pas
trop en donner.
Le chien s’accommode tout à fait de manger régulièrement le même aliment.


Les croquettes sont idéales : elles contiennent tous les nutriments
nécessaires à votre chiot, elles sont de conservation et d’utilisation
pratique, elles participent à la lutte contre le tartre en obligeant
votre chiot à croquer.
En cas de diarrhée, mettez votre chiot à la diète sans eau ni croquettes pendant 24 h.

Si la diarrhée persiste, consultez rapidement votre vétérinaire



Hygiène du chiot

Les oreilles doivent être vérifiées une fois par semaine.

Si votre chiot se gratte ou si vous constatez une odeur désagréable ou
un écoulement, il est possible qu’il ait un peu de gale ou autre
parasite ou une otite.
Dans ce cas consultez votre vétérinaire.

Renseignements complémentaires

Les chiots changent leurs dents entre 4 et 6 mois.

Les mâles ne lèvent pas la patte avant l’âge de 8-10 mois.

Les premières chaleurs apparaissent généralement après 8 mois.

En ce qui concerne les vaccinations, après la 2ème injection, votre chien aura seulement un rappel par an.


Attention aux dangers que représente une maison : plantes vertes
toxiques, fils électriques, poubelles, produits d’entretien, petits
objets que le chiot peut manger.

Evitez de faire sauter votre
chiot, de la faire courir trop longtemps et le faire descendre les
escaliers tant que sa croissance n’est pas stabilisée.

Il est impératif de respecter ses moments de sommeil.


Attention de ne pas laisser votre chiot seul dans votre véhicule afin
de limiter les risques de vols. (l’été : pensez à laisser les 4 vitres
ouvertes de 2 à 3 cm et laisser votre véhicule à l’ombre…attention : le
soleil tourne !).

Votre chiot ne doit pas quémander à table.

Habituez le à être transporté, brossé et touché par des personnes différentes.



L'école du chiot



Elle correspond à la maternelle chez les enfants.




Grâce à une éducation précoce axée sur le jeu, tous les chiots
apprennent à s’intégrer dans la société humaine et leurs maîtres
s’exercent à les comprendre et à les diriger.



Des
concepts qui révolutionnent totalement la pédagogie canine car ce n’est
plus l’homme qui oblige l’animal à se mettre à son niveau, c’est lui qui
se met au niveau de celui-ci.



L’Ecole a pour but
d’éveiller le chiot, de lui ouvrir l’esprit, de lui apprendre à
supporter le stress qu’il rencontrera dans son existence au milieu des
humains, de répondre correctement à quelques ordres simples en s’amusant
avec son maître.
Imaginez un enfant qui n’irait en classe qu’à l’âge de 18 ou 20 ans, n’ayant jamais appris à lire ou à écrire…


C’est exactement ce qui se passe avec les chiens que les Clubs
d’éducation n’acceptaient, dans leur grande majorité qu’à l’âge de 1 an
ou rarement de 6 mois. J’ai créé ce concept qui est maintenant en
fonction dans plusieurs pays.



Le rôle des Clubs
d’éducation canine sous le contrôle de la Société Centrale Canine est de
donner au chiot un départ dans la vie correct et des informations au
maître, pour pouvoir le comprendre et le diriger.



Nous savons que plus de 99% des chiens sont voués au rôle de chiens de compagnie adaptés à la ville.
Pourquoi l’éducation si jeune ?

La
période la plus importante, pour la mémorisation des bases
d’apprentissage et pour la constitution d’un « tempérament » est
comprise d’une manière générale, entre 3 semaines et 6 mois.



Le maître qui prend un chiot devient pour lui, à la fois sa mère, son père, son chef de meute, et son clan.
Le chien comme tous les mammifères élevés par
un groupe, va apprendre comment vivre dans un biotope et comment
correspondre avec les membres du groupe ou ceux d’autres groupes.




Certains diront que le chiot veut naturellement faire plaisir à son
maître, en fait il est comme le petit enfant qui teste son
environnement, le maître est là pour encourager ou rectifier tel ou tel
comportement.

On peut en faire un futur chien bien éduqué,
sociable et affectueux, discret si nécessaire. On peut également le
transformer en monstre : destructeur, aboyeur, mordeur, asocial, etc...


Que peut apporter l’école du chiot au maître ?


Le grand problème de cohabitation entre le chiot et son maître néophyte
se situe surtout au niveau de la communication, à l’école celui-ci va
apprendre quelle est la relation homme-chien la plus efficace, comment
communiquer avec lui, la place du chiot dans la maison, comment
améliorer son comportement social, qu’est-ce qu’une hiérarchie saine
pour se faire respecter sans brutalité, l’éducation de base sans
contrainte selon la Méthode Naturelle, les soins de base et le
toilettage pour une bonne santé du chiot, le geste citoyen en ville pour
ne pas que le chiot soit une gêne pour les passants et ne souille pas
les trottoirs, comment réagir lors des comportement inadaptés, le
contrôle du chien en toute circonstances…

Les tranches d’âge

Nous ne parlons
pas de races car elles sont toutes sur un pied d’égalité à cet âge là,
néanmoins il est souhaitable de diviser les chiots en deux catégories
d’âge pour éviter les bousculades trop viriles.
On divisera donc :

1ère classe : jusqu’à 4 mois
2e classe : de 4 mois à 6 mois





Les exercices qui seront pratiqués

Comme il s’agit de bien préparer le chiot à vivre avec son maître et
dans son environnement, on retiendra essentiellement quelques exercices :

Petites infos utiles

La  sociabilité



En
jouant en liberté les chiots continuent à travailler leur langage canin,
qu’ils avaient commencé à apprendre avec leur mère, leurs frères et
leurs sœurs. Ils continuent ainsi leur imprégnation à l’espèce.


La sociabilité aux étrangers est encore plus importante et il est
intéressant d’introduire parmi les chiots, des catégories d’humains
différentes : Adultes (hommes et femmes), enfants adolescents, enfants
en bas âge (attention aux excès de zèle avec griffes et léchages).

On peut également s’amuser à déguiser certains d’entre eux avec
uniforme, casque, blouse, masque de carnaval, etc. En aucun cas le futur
chien ne doit craindre tel ou tel humain.

La hiérarchisation

Elle va consister à
préparer le chiot à considérer son maître comme un chef de meute et non
comme un égal. Il suffit de se livrer à ces quelques exercices en
douceur pour régler le problème une bonne fois pour toute.

Elle
va consister à préparer le chiot à considérer son maître comme un chef
de meute et non comme un égal. Il suffit de se livrer à ces quelques
exercices en douceur pour régler le problème une bonne fois pour toute.
Les manipulations douces

Elles contribuent à la hiérarchisation et à la socialisation. Elles
préparent les chiens à supporter les contacts et les manipulations sans
rechigner, de la part : d’un vétérinaire (plus besoin de muselière),
d’un juge d’exposition ou de travail, d’une toiletteuse, d’un enfant
dans la rue, etc. on prendra les chiots un par un pour éviter les
distractions. On le soulève dans les bras. On le passe à un autre maître
qui le passe au suivant.
On examine les dents, les oreilles, on soulève la queue comme pour prendre la température.

On le place sur la table pour le manipuler, pour le brosser.


La gamelle

Un chiot de caractère
aura tendance à réagir comme il le faisait avec ses frères et sœurs, en
interdisant l’approche à quiconque, humain, ou animal, lorsqu’il mange.
On dépose quelques croquettes ou la nourriture habituelle que le maître
aura soin d’apporter dans la gamelle. On laisse le chiot entamer son
repas et on demande au maître de mettre les mains à l’intérieur. S’il
grogne ou tente de mordre, le maître doit le saisir par la peau du cou
avec un « non » énergique, avec fermeté mais sans brutalité. C’est un
des moyens assez simples pour s’assurer rapidement et définitivement
d’avoir un chien hiérarchisé durant toute sa vie (expérience qui a fait
ses preuves sur des centaines de chiens).



Maintenir sur le dos

Les chiots à tendances agressives doivent être retournés sur le dos et
maintenus ainsi quelques secondes, acceptant même que le maître les
chevauche.


La résistance au stress

Le chiot doit
faire des acquisitions importantes en ce qui concerne « l’homéostasie
sensorielle », c’est-à-dire l’équilibre entre le milieu et lui-même. Il
doit pouvoir résister aux stimulations du milieu humain avec ses odeurs,
ses bruits de la ville, ses mouvements, ses sols différents…




Cet apprentissage doit être réalisé le plus tôt possible, avant l’âge
de 3 mois il doit avoir été confronté au niveau de stimulations qu’il
aura à l’âge adulte, sinon il ne les supportera pas plus tard.




Je me suis servi pour l’école du chiot de mon expérience pour la
formation des futurs chiens-guides d’aveugles, chiens pour handicapés ou
chiens de catastrophe.

On prévoit des stimulations visuelles
comme le couloir où ils doivent passer d’où pendent des banderoles, des
tuyaux de mousse, des bouteilles de plastique, etc.

Des stimulations acoustiques avec des bruits divers et des CD de sons.

Des stimulations tactiles comme des sols différents, des obstacles mouvants où ils peuvent se déplacer.




Des stimulations olfactives constituées par des boites à odeurs qui
contiennent des os, du poisson, des herbes, etc. Ils peuvent être
attirés par elles mais ne peuvent y accéder, par contre ils peuvent
avoir la friandise minuscule que tient son maître, ce qui engendre une
banalisation des odeurs attirantes. Plus tard cela sera utile pour ne
pas qu’il recherche les senteurs fortes (crotte de renard, par exemple),
lors des promenades en forêt.
L’Obéissance
En aucun cas elle
ne doit être contraignante, on doit surtout se baser sur le jeu et le
plaisir qu’il ressent à l’exécution. Un chien joueur c’est une véritable
mine d’or pour le maître qui veut inculquer une éducation, à condition
de procéder avec méthode. C’est de la distraction organisée : la balle
de jeu, le jouet ou la friandise sont un aimant puissant qui sert à
orienter correctement les comportements, selon les grands principes de
ma Méthode Naturelle.



Le rappel
Il faudra faire des progressions avec des difficultés qui vont grandissantes, par exemple :

le chiot est tenu par le moniteur, le maître l’appelle à vue en montrant ce qu’il a dans la main.
Le chiot est tenu pas le moniteur, le maître l’appelle en courant, et en montrant ce qu’il a dans la main.
Le chiot est tenu, le maître l’appelle et disparaît à sa vue (cachette)


Dans cet exercice il faut varier les situations et on peut demander au
maître de se coucher au sol, d’être assis sur une chaise. A chaque
arrivée, bien entendu, le chiot reçoit la friandise ou l’objet de jeu
ainsi que les félicitations de son maître.



La marche au pied

On n’utilise pas de laisse, elle est superflue puisque le maître tient
dans sa main de quoi attirer son élève. Au début il récompense souvent,
tous les quelques pas, puis de moins en moins. Par la suite, on passe à
la marche au pied avec des distractions.




Les positions

On lui apprendra les
positions, Assis, Couché, Debout, à l’ordre, en s’aidant de l’objet de
jeu ou de la friandise qu’on tient dans la main. En l’air pour le assis,
vers le sol pour le couché, sur le côté pour le debout.
Ainsi les
signaux qu’il retiendra seront aussi bien acoustiques que visuels, ce
qui permettra plus tard de le commander à distance.
Les positions
seront exécutées à l’arrêt, le maître devant, le chiot à son côté, mais
également en mouvement pendant la marche ou sur la table, ceci avec ou
sans distraction.



La ville

N’oublions pas qu’il s’agit
de préparer des chiens bien éduqués pour la ville, hors beaucoup de
maîtres négligent ce point important. Les moniteurs du club auront donc à
cœur d’organiser de temps en temps des sorties en petit groupe en ville
(cette fois les chiots seront tenus en laisse souple), les maîtres
étant munis de leur jouet ou de la friandise pour apprendre à dévier
l’attention en cas de stress, ou bien de pouvoir se faire obéir malgré
les distractions.
Un chiot qui a eu la possibilité de fréquenter
l’Ecole du chiot, équivalent de notre maternelle, a toutes les chances
d’intégrer la vie de ses maîtres et celle de notre société dans les
meilleures conditions. C’est la meilleure prévention contre les mauvais
comportements !

Que le chiot devienne propre rapidement : voilà ce que beaucoup de maîtres aimeraient !

Mais rendre le chiot propre n’est pas si simple que l’on pourrait le croire.

Il faut beaucoup de patience. Comme tous les apprentissages, la propreté demande du temps.


Dès les premières minutes de la rencontre avec
son chien, une relation s’installe, un lien se crée, et l’on s’attache
l’un à l’autre.

Tout petit déjà, le chiot apprend à reconnaitre
sa mère comme quelqu’un d’important. Cela s’explique notamment par le
fait qu’en tant qu’être social, notre ami à quatre pattes a absolument
besoin de contacts avec d’autres individus, et ce, dès sa venue au
monde.

Après quelques semaines à veiller sur eux, la mère
s’éloigne de ses petits et les repousse lorsqu’ils sont trop insistants.
Elle initie ainsi le détachement, les aide à devenir indépendants en
n’étant plus répondante à la moindre de leurs sollicitations.


Hyper attachement

Si les petits sont
séparés trop tôt de leur mère ou d’un individu favorisant cet
apprentissage, l’étape de l’acquisition de l’autonomie ne pourra avoir
lieu.

Ils seront donc grandement handicapés pour rester seuls,
surtout si les nouveaux maîtres ne s’acquittent pas non plus de cette
tâche de séparation.
Le chiot passerait donc d’un être d’attachement
(canin) à un autre (humain), sans expérimenter l’étape cruciale de
l’autonomie. Cette dépendance pourrait entraîner des destructions, des
malpropretés, des vocalises […] lorsque l’animal n’a personne à côté de
lui.

Il ne faut surtout pas voir dans ces comportements une
forme de vengeance, mais plutôt de souffrance émotionnelle qui amène à
des activités de substitution.

Un entretien (au moins) avec un comportementaliste s’avère nécessaire pour aider l’animal à vivre mieux la solitude.

Quand l’attachement ne se fait pas….




L’autre extrême se rencontre aussi : certains animaux n’arrivent pas à
créer des liens avec leurs maîtres, ni aller à la rencontre d’autrui.
Ils sont très indépendants ou très réservés, ne se laissent diriger par
personne, décident seuls de leurs comportements (pour peu qu’ils
bénéficient de suffisamment de liberté pour cela).

Ces chiens
sont tout aussi difficiles à gérer car on a peu de prise sur eux pour
les amener à coopérer avec nous. Par exemple, pour obtenir qu’ils
viennent vers nous lorsqu’ils ne sont pas en laisse, il faut au minimum
qu’on les intéresse… et ce n’est pas le cas !
On ne dira jamais
assez à quel point les éleveurs doivent veiller scrupuleusement aux
interactions sociales entre chiens durant les 8 à 12 premières semaines
de leurs vies, car c’est à ce moment-là que les bases essentielles sont
posées. Un milieu sans contacts avec d’autres chiens ni humains, une
séparation trop précoce avec la mère créée des dommages difficilement
récupérables.



L'enfant et le chien
Le chien est un
merveilleux compagnon pour nos petits bouts, il sait être confident et
ami à la fois, il « n'oserait » jamais juger un enfant.

Pourtant certains dangers existent et sont bien réels (peu importe la race).

Les morsures sont plus fréquentes qu'on ne le pense.


En revanche beaucoup de personnes ne vont pas voir le médecin, surtout
si il s'agit d'une petite blessure ou lors de pincement (mais ceci reste
une agression de la parts du chien), il n'y a donc pas de chiffrage
exact à 100%.



Les victimes de morsures sont le plus souvent des enfants entre 1 et 3 ans.
En France on constate tout de même jusqu'à environ 2 morsures mortelles par an, déjà 2 de trop...
NE LAISSEZ JAMAIS UN ENFANT SEUL AVEC UN CHIEN, MEME CONNU

Plus de 80% des chiens qui ont mordu sont connus par l'enfant et la zone la plus touchée reste le visage.

chiens en appartement



Arrêtons les idées reçues, le chien n'a pas de préférence pour le visage et ne choisit pas non plus l'endroit ou il va mordre.



Malheureusement à cet âge, l'enfant est encore petit et/ou souvent accroupit. Lors de la morsure, le chien mord à sa hauteur.

70% des morsures sont causées sur des enfants entre 1 et 18 ans.
LES CHIENS « DITS » DANGEREUX, QUAND A EUX NE REPRESENTENT QUE 1 A 5% DES MORSURES.



L'ENFANT EN BAS AGE :

A l'âge d'environ 6-8 mois, l'enfant découvre son environnement, il est alors possible qu'il poursuive le chien.


Si le chien se sent agacé, celui ci cherchera un endroit plus
tranquille, si l'enfant persiste à le suivre, le chien commencera alors à
menacer.

Malheureusement un enfant de cet âge aura du mal à comprendre la signification et continuera donc sa démarche.

Le chien n'étant pas compris, il sera alors amené à préciser sa menace en effectuant une morsure.


A L'ADOLESCENCE :

Chez les garçons,
ceci constitue une phase plus difficile et critique, car il se produit
des modifications hormonales (l'adolescence).

L'enfant (garçon)
remplacera les séances de jeux,câlins... par des coups ou des essayes
d'autorité sur le chien, cela est très dangereux, car il y a ici un gros
risque de morsures.

CONCLUSION :

Le chien est le meilleur ami de l'homme (enfant), mais il y a malheureusement des risques.

En tant que parents, vous pouvez les éviter :

Encore une fois : NE LAISSEZ JAMAIS VOTRE ENFANT SEUL AVEC LE CHIEN

Apprenez à votre enfant que le chien n'est pas un JOUET

Interdisez toute approche du chien, lorsque celui ci, dort ou mange.

Alimentation du chien
Donner un repas à son chien peut paraître un évènement banal, mais en réalité, il a une importance particulière pour le chien.
Il est pour lui l’occasion de se stimuler
intellectuellement, de développer son instinct de recherche, enfin
d’avoir une activité importante pour son bien-être et son équilibre.

L’activité alimentaire de notre chien est essentielle : elle participe à
ses activités au quotidien, à son bien-être, et doit être réalisée dans
les meilleures conditions possibles, en respectant l’éthologie et les
besoins naturels du chien.
Les points mis en avant dans mon article sont
basés sur l’étude du comportement du chien sauvage (et non du loup) et
du chien domestique.

L'importance de l'activité alimentaire chez le chien

Le chien, à l’état sauvage doit chercher sa nourriture au quotidien. Il
ne mange pas à heure fixe, ne mange pas en quantité égale, et ne se
nourrit pas tous les jours de la même chose. Qu’il récolte des détritus
dans les poubelles, ou qu’il chasse une proie, le chien sauvage n’a pas
une alimentation fixe et constante.


article sur l'alimentation du chien


Même si notre chien de famille n’est plus un canidé sauvage, la
sélection génétique qui a été faite n’a pas pris en compte ces besoins,
qui sont donc restés les mêmes.



Ainsi, pour son
bien-être, le chien devrait passer un temps d’activité alimentaire de
plusieurs heures par jour (en moyenne 3 à 5 heures selon le vétérinaire
Joël Dehasse). A l’état sauvage, le chien consacre assez de temps à son
activité alimentaire : il cherche sa nourriture, il renifle des odeurs,
des pistes, il doit faire preuve d’intelligence, mettre au point des
stratégies de chasse afin de pouvoir trouver de quoi manger. Tout cela
représente une dépense importante en énergie, et fournit une activité et
une occupation intellectuelle au chien.

Avec nos chiens
familiers, on se rend alors compte que cela n’est pas du tout le cas :
le repas n’est pas mobile, il est donné à heures fixes, il est bien
souvent constitué de la même chose, dans une gamelle simple.
Le temps passé à se nourrir par notre chien de
compagnie, et donc à pratiquer une activité alimentaire est de quelques
minutes par jour…

Le chien attend le moment du repas toute la
journée, il est conditionné par la vue de la gamelle, qui l’excite au
plus au point. Il englouti alors sa gamelle en quelques minutes, parfois
sans même prendre le temps de la mâcher.

Cela ne permet pas
son épanouissement, et ne répond pas à ses besoins naturels. Parfois,
cela peut engendrer des activités de substitutions qui entraînent des
troubles du comportement chez nos chiens. Nous allons voir qu’il existe
des solutions simples à mettre en pratique au quotidien afin de palier à
cela.


Comment améliorer le temps d’activité alimentaire de votre chien ?


De petites astuces au quotidien peuvent être mises en place pour
augmenter le temps d’alimentation de votre chien, afin de lui permettre
une activité supplémentaire, une dépense d’énergie, et une occupation
nécessaire à un plus grand bien-être.
Tout d’abord, penchons-nous sur la fréquence
des repas : il n’y pas d’étude scientifique permettant de justifier le
fait de ne donner qu’un seul repas par jour. Au contraire même, du point
de vue éthologique, cela induit indubitablement une réduction du temps
d’activité alimentaire du chien, une surexcitation, une précipitation du
chien, et dans les cas les plus graves, le chien peut développer des
troubles alimentaires pour compenser (je pense notamment à la boulimie
ou à l’ingestion compulsive d’éléments non alimentaire, appelée PICA).


Ainsi il est donc préférable de répartir les repas du chien tout au
long de la journée : à quantité égale, il vaut mieux faire plusieurs
petits repas qu’un seul.
De plus, pour permettre au chien de
s’occuper, de consacrer plus de temps à son activité alimentaire, il
faut essayer de recréer une recherche de l’alimentation et un effort à
fournir (intellectuel le plus souvent) pour accéder à sa nourriture.


Par exemple, au lieu de mettre la nourriture du chien dans une gamelle
simple, il est possible de fabriquer des gamelles astucieuses : avec des
boites, des pots, des recoins à soulever, à pousser, à retourner, pour
atteindre le repas.
On peut aussi répartir le contenu de la
gamelle par terre dans la maison, ou dans le jardin (à éviter lorsque
l’herbe est humide). Cela implique au chien de se déplacer pour trouver
sa nourriture, de l’ingurgiter plus lentement, et en plus petites
quantités.

Enfin, pour compléter tout cela, on peut donner au
chien des éléments à mastiquer, à ronger au cours de la journée (pendant
les absences notamment) : des os en cuir, des oreilles de porcs…

Les kongs et autres accessoires distributeurs
de friandises (que l’on peut aisément remplacer par les croquettes de
notre chien) permettent de stimuler le chien et de l’occuper de longs
moments. Les jeux intelligents poussés, comme le Bol Aikiou en photo,
font d’autant plus travailler notre compagnon, et participent activement
à son activité quotidienne et à sa dépense d’énergie.



jeu alimentaire pour son chien
>> Voir la démonstration
de ce produit




Ainsi, votre chien s’ennuiera moins, dépensera plus d’énergie au
quotidien, aura plus d’occupations à sa disposition : il n’en sera que
mieux dans ses pattes, plus calme et plus apaisé, pour le plaisir de
toute la famille !

Que donner à manger à son chien ?


Spontanément, que ce soit au supermarché, en animalerie ou en clinique
vétérinaire, on trouve deux sortes d’aliments industriels pour nos
chiens : la pâtée et les croquettes. Il existe différentes gammes, de la
moins bonne à la meilleure qualité que l’on trouve plus ou moins
aisément chez les revendeurs.
Il s’agit d’un sujet houleux, sur
lequel les avis divergent en fonction des professionnels, avec des
arguments plus ou moins valables.

Cependant, il ne faut pas
oublier de s’intéresser à la véritable nature de nos chiens. Ils ne sont
pas omnivores comme nous, mais principalement carnivores. Leur
dentition et leur système digestif sont proches de ceux des autres
carnivores : ils digèrent mal les amidons et les céréales.
Partant de là, il convient de nourrir son
chien de manière à respecter sa physiologie. La consommation d’aliments à
base de céréales et d’amidon à tendance à provoquer chez le chien des
selles en grande quantité, en général plutôt molles voire liquides, de
couleur pâle, et dégageant une forte odeur. D’un autre côté la
consommation de viande crue produit des selles beaucoup moins
volumineuses, quasiment inodores, et sèches. Cela témoigne du fait que
le système digestif du chien fonctionne mieux avec un régime pauvre en
amidon et en céréales, et riche en viande.

Il faut donc chercher à donner à son chien les
croquettes les plus pauvres en amidons et céréales possible, et les
plus riches en viande. Je me permets de citer la marque Orijen, qui
correspond le mieux à ces critères.
Vous pouvez aussi souhaiter
franchir un cap supplémentaire, et nourrir votre chien de manière plus
naturelle encore, en lui donnant un régime à base de viande crue. Si
vous vous posez des questions, et que vous êtes intéressés par le
passage (une fois par semaine, en alternance ou de manière totale) à
l’alimentation carnée de votre chien (poulet cru par exemple, ou boeuf
cru) avec des suppléments (légumes, oeufs..),